Vision, valeurs et concept d'accompagnement

Vision

Dans le cadre de la démarche institutionnelle intitulée « Clos Fleuri se revisite », les Personnes accompagnées, leurs proches et les Collaborateurs de l’Institution ont été invités à exprimer la vision de leur Clos Fleuri du futur. Cette vision est ainsi le fruit de cette importante réflexion collective. Sur la base de celle-ci, le Conseil de Fondation adopte la vision suivante :

  • Clos Fleuri entend tout mettre en œuvre pour appliquer la CDPH et la promouvoir.
  • Clos Fleuri est un lieu d’accueil ouvert vers l’extérieur et un organisme proposant des prestations ambulatoires qui permettent aux Personnes accompagnées de s’épanouir dans leur vie scolaire, professionnelle et personnelle. Clos Fleuri est garant des valeurs de liberté, d’entraide et de vivre ensemble.
  • Clos Fleuri se veut léger ; il recourt à des démarches administratives équilibrées pour développer un accompagnement adapté et multidisciplinaire favorisant l’autodétermination, l’autonomie et la participation à la société.
  • Clos Fleuri offre un accompagnement qui permet d’être dans le moment présent et favorise le collectif tout en reconnaissant la singularité des Personnes.
  • Clos Fleuri dispose de locaux sécures, spacieux, lumineux, chaleureux, fonctionnels et écologiques qui permettent la liberté des déplacements afin de soutenir les Personnes sur leurs chemins de vie.

De cette vision émergent trois valeurs fondatrices : « la liberté », « l’entraide » et « le vivre ensemble ».

Valeurs

Liberté : Dans le cadre de l’Institution, « la liberté n’est pas le caprice, elle est la possibilité de participer aux échanges qui aboutissent à un choix collectif de règles. C’est la capacité de se donner à soi-même la loi que nous dicte notre propre raison. Le refus de toute contrainte, de toute loi, c’est par conséquent l’impossibilité de vivre avec les autres. » (Jacquard). « Il faut apprendre à coexister, à vivre ensemble, à concilier des conceptions diverses, voire opposées de l’existence » (Jacquard). Ainsi, la liberté « renvoie le sujet à être non seulement l’acteur de sa propre vie, mais aussi son auteur » (Cevey). Elle rejoint l’idée d’autonomie en tant que capacité de vouloir par soi-même et demande d’assumer ses actes et leurs conséquences, c’est-à-dire d’agir de manière responsable.

Entraide : c’est l’aide entre pairs, c’est la réciprocité. Elle convoque la solidarité en tant que « nécessité de mettre en place des rapports entre individus préservant la dignité de chacun » (Jacquard).

Vivre ensemble : « repose sur le respect mutuel, l’acceptation de la pluralité des opinions, des interactions dans l’ouverture et la coopération, des relations bienveillantes, ainsi que sur le refus de s’ignorer ou de se nuire » (Yardin). Le vivre ensemble implique la considération de chaque Personne dans sa singularité, il convoque le respect de la dignité intrinsèque. C’est ce vivre ensemble qui invite à tout mettre en œuvre pour que les Personnes accompagnées puissent vivre au sein de la société, ou pour reprendre les mots de Constant, leur permettre de vivre parmi nous et non pas comme nous.

Au centre de ces trois valeurs se trouvent la rencontre et le lien qui exigent la considération de l’Autre et la confiance en son potentiel. « La Personne est aujourd’hui et, en même temps, elle est en devenir » (Brissaud). La confiance en l’Autre et en la possibilité qu’il développe ses propres potentialités repose sur la conviction que tout être humain « peut être éduqué, qu’il peut apprendre, progresser et s’émanciper comme personne relationnelle, aussi libre, autonome et heureuse que possible » (Terraz et Denimal). « Chacun demeure un sujet apprenant, selon ses rythmes et ses modalités et quel que soit son âge » (Lenoir).

Il s’agit dès lors de favoriser, soutenir et entretenir les rencontres, pour apprendre et grandir ensemble.

La vision institutionnelle et les valeurs qu’elle défend s’appuient sur une conception interactionniste du handicap

Concept d’accompagnement

L’élaboration d’un concept d’accompagnement est une obligation légale qui se base principalement sur la LPSH (art. 6), sur la LIFAP (art. 15 al. 2 let. b) et le RIFAP (art. 11 al. 2). Ces textes demandent aux institutions spécialisées d’exposer, dans un concept d’accompagnement, la mission de l’Institution, l’approche socio-pédagogique qui fonde son activité et son offre de prestations. Ce document répond à cette exigence légale et se structure selon cette dernière. Par ailleurs, il vise à fournir à l’ensemble des Collaborateurs de l’Institution des repères suffisamment explicites pour servir de guide à leurs réflexions et leurs actions, au service des Personnes accompagnées. Il doit également servir à la construction de leur posture professionnelle.